Au pif !

Le 07 janvier 2015 : nos bouches à l’envers… La culpabilité du clown nous tarabuste le nez rouge et l’envie nait de faire vivre le face à face entre un clown, avec sa sensibilité, sa provocation, son innocente ignorance et une figure de l’autorité. Un Prêtre, un Maître, un Politique, un Administratif, bref, un qui sait parler de ce dont il parle. Un Commandeur, un Juge immobile et imperturbable.

« Nul n’est sensé ignorer la loi » mais, le clown, que peut-il en comprendre de la loi ? Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ces questions ? Furieux hasard de l’injustice, du couperêt, du doigt tendu qui exige qu’on se justifie… Sans clown, un tel procès est tragique, on le sait. Avec un clown, l’aveuglement du destin tient du tirage au sort… « Au pif », c’est toi l’accusé. Mais, un clown, quand on y pense, n’est jamais seul ! Dans son corps  résonnent toutes les rencontres, avec « eux » : les spectateurs, les autres, les humains. Cette fraternité-là, c’est la clé des champs ! Les clowns sont des phénix…

Une paire de pieds de clown s’avance à tâtons dans le noir, prudemment. C’est Aimé qui arrive, avec sa pile de cartons bien serrée contre son cœur. Il est seul et il attend. Il aimerait bien que quelqu’un attende avec lui. Mais il est vraiment seul. La seule chose qui puisse le rassurer… c’est le babybel ! En trouvant le plus gros babybel qu’il n’ait jamais vu, Aimé va déclencher une mécanique terrible ! Face à une silhouette très haute, un gros livre plein d’écritures et un marteau en bois, Aimé va devoir s’expliquer. Il est bien embêté. En ouvrant ses cartons, c’est toute sa vie qui défile. Les creux, les bosses, la lumière et l’ombre. C’est dur de mettre sa vie à plat quand on est clown, et attention… c’est celui qui dit qui y est…

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JUSTE UN P'TIT BOUT DE CIRQUE

Au départ, il y a les rues, les chemins, les caves, les lampadaires des festivals de rues et des déambulations. Au départ, il y a le grand amour du cirque et de son histoire, de ses épopées, de ses blessures, de ses succès. Comment concilier le respect aux gueules cassées de la rue et l’amour des paillettes des grands cirques historiques ?Nous voulons raconter la possibilité du rêve dans la misère et l’immense solitude de deux clowns abandonnés.
Deux silhouettes approchent : Nouche et Bibelot, vagabonds amoureux, étoiles du cirque tombées sous un lampadaire. Entre la faim et l’errance, l’amour du chapiteau brille encore dans leurs yeux. Il a le ventre vide, elle a fui dans ses rêves. Alors, de leur campement de fortune, un petit bout de cirque naît sous nos yeux. A l’occasion d’une nuit sous un lampadaire et d’un livre d’histoires, les clowns déchus vont se prendre à rêver de retourner en piste. Seulement, les corps sont fatigués et les esprits divagants…jonglage de pomme de terre, funambule de pacotille mais vrai amour de clowns et de cirque, illustrés par deux textes tirés des biographies de Fratellini et de Fellini.
De l’arrivée du convoi à la naissance de la piste, d’une bulle d’acier plus légère que le savon à un air de concertina, du trapèze virevoltant au vieux livres rempli de mémoire, ils racontent leur épopée : celle du cirque. »

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LA MALLABOULE

Comment s’adresser aux tout petits spectateurs ? Comment être une éventuelle première fois, dans le regard d’un tout jeune enfant, qui a tant de rencontres culturelles à vivre devant lui ? Il n’était pas question de donner dans le « prêt-à-créer » des tout petits, ni d’aller contre les conseils avisés des professionnelles de la petite enfance qui nous ont accompagné, ni de payer le prix de l’ennui des parents contre le plaisir des petits.
Au départ, on ne voit qu’une malle, toute rouge, toute simple, rien qui ne retienne vraiment l’attention. C’est d’ailleurs ce que semble penser le grand monsieur perché sur sa boule blanche. Seulement, voilà, plus il s’approche, plus il est curieux. Et quand il l’ouvre, c’est une pluie de balles et de boules blanches. Soudain, une main, douce, qui offre balles, anneaux… Qui se cache derrière tout cela ?

Le souffle du concertina vous le dira en donnant vie à la poupée taquine. Après la rencontre, il faut se séduire, prêter, accepter, partager. L’histoire prend une patte d’oie : d’un côté pour les tout petits en version plus courte, de l’autre, pour les un peu plus grands, on prend plus notre temps…il en faut pour tous, forcément ! Pas à pas, chacun cherche l’autre : offrande de foulards légers, jonglages emmêlés, bulle de métal et timidité.

Ce jeu de séduction amènera nos deux personnages muets à un fameux baiser !

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LES PREFORMANCES DE GAMIN

Les « Préformances de Gamin » sont multiples, polyformes, variables et imprévues !

Les « Préformances de Gamin » répondent à la logique du lieu, de l’instant, du public. Les « Préformances de Gamin » sont clownesques, animales, en piste, en portique…OU PAS !

Les « Préformances de Gamin » s’inventent à chaque fois.
Numéros de cabaret, démonstrations des facéties de Gamin et d’Auguste ou juste entre humains, « Les Préformances » peuvent avoir des durées très variables.
« Les Préformances de Gamin » ou, « Comment deux ânes, leurs clowns, leurs copains et un cirque peuvent se glisser inopinément là où on ne les attendaient pas » !

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